Cependant, l'inexplicable peut exister, ou plutôt, la description frustrante d'une attitude qui semble absurde, mais qui, pourtant, trouve une explication. On la raisonne, et l'on préférerait sans doute ne pas avoir à la découvrir. Parce que c'est honteux, insensé, ou plutôt insensé à tous égards, mais dont les conséquences et la réalité sont si décevantes qu'elles en sont pitoyables. Et la honte privée et silencieuse est sans aucun doute pire que l'ignominia publique. Le chagrin privé est terrible. Et, au fil du temps, il est clairement perceptible et visible pour les humains, donc il est possible, quand on trouve les mots dans toutes les langues, d'expliquer que la bêtise, l'action insensée, démontrent à quel point on peut être idiot et dur envers soi-même. Mais tout n'est ni absurde ni simplement idiot. Il a ses motivations, et oui, un certain fondement. Comme l'amour, le désir et parfois, la simple bienveillance. Je suis fermement convaincu que ce que nous appelons oubli est ce qui permet à l'humanité de progresser ou de continuer à se reproduire. C'est une fonction biologique — il l'a dit avec conviction, sans montrer le moindre signe d'ivresse. En réalité, ils n'avaient bu qu'une gorgée de ce whisky à l'américain, avec trop de glaçons - Je l'ai appris à travers mes trois divorces, même si je ne me suis jamais mariée légalement, mais j'ai donné mon exclusivité et mon cœur. Après avoir dit cela avec une pointe d'amertume, il sourit et prit une gorgée. Je l'observais avec une certaine compassion, mais aussi avec compréhension et approbation. Je ne ressentais pas la même solitude que lui, mais je n'étais pas non plus heureux d'être avec la femme de ma vie plutôt qu'avec la femme de mes habitudes. C’est pourquoi j’aimais m’échapper dès que je le pouvais ; elle le supportait, ou plutôt l’appréciait, car elle n’appréciait pas non plus ma compagnie très longtemps. J'ai éclaté de rire et j'ai pris un verre moi aussi.
Il semblerait que le négatif soit plus facile à décrire que le positif, comme si la personne est plus proche aux faits que font de doleur et de mépris, même si il existe des mots magnifiques pour exprimer ce qui est simplement joyeux et extraordinaire. Et quand les mots manquent, il reste les mélodies et les coups de pinceau. Les baisers, les caresses, les étreintes, se tenir la main et les regards peuvent aussi être décrits, tout comme un soupir. et si, le dépaysemment nécesaire face à la suffocation et tout ce que ne seulement les individus, mais aussi la population cherche à faire contre elle-même, car elle est lasse de ce type de civilisation. Mais il ne s'agit pas d'une humanité indescriptible, car elle l'est elle-même à travers ses aspirations et ses rêves, à travers ses actions, ses décisions et ses objectifs, qui, en réalité, de la part de l'individu, réclament un autre système (individuellement) dans lequel chacun est valorisé par tous. Le but de la vie n'est pas la mort, mais la vie elle-même. (Soupir) Il n'était ni trop tôt, ni trop tard, pour savourer un peu de vin blanc. L'hiver. Un déjeuner fait maison, en solitaire, comme ceux qu'il avait pris tant d'années auparavant, comme ceux qu'il savourait à nouveau à cet instant précis. Et à chaque gorgée, disons que cette flamme ne s'éteignait pas, mais s'enivrait, s'agitait, générant des étincelles et des flammes fugitives. Mais néanmoins, compréhensibles. Elles sont claires, descriptibles, et le crépitement lui-même. Je savoure l'instant. Je contemple ce piano. Le Vercors est vraiment merveilleux, tout comme le Belledone, même la Chartreusse. Je crois que je n'aurais pas dû troquer ma solitude contre un autre plan de jour et même par elle (une autre elle)… car au final, je finis toujours par me retrouver seule. Le Vercors, le vin blanc. D'où vient-il ? Peu importe désormais, l'essentiel est que je souris et que le piano m'appelle. Il n'est pas trop tard pour y trouver une mélodie (Soupir).
Pour en revenir à l'individu, l'indescriptible est parfois aussi inacceptable. Non pas parce qu'il est irréconciliable, mais parce qu'on ne souhaite pas qu'il soit accepté, et donc, qu'il n'est ni reconnu ni décrit. Même si c'est parfaitement visible. Même si c'est perceptible au moindre regard, que ce soit dans le miroir ou dans l'ombre, lorsqu'on parcourt les rues de ces villes occidentales. L'indescriptible peut facilement se traduire par l'insupportable, mais on le supporte malgré tout. Comme la passion, l'amour, la motivation, l'inspiration qui se transforment ensuite en frustration et en déception. Simple. Et c’est alors que l’on reconnaît qu’il est plus facile de penser à ce qui perturbe tristement qu’à ce qui transforme joyeusement. Mais alors, on se demande ce que l'on peut accomplir en errant sans but précis, pour surmonter le chagrin. Trouver d'autres mots ou d'autres choses dignes d'être décrites et mémorisées, et oublier ce qui a été décrit précédemment. Dans leur hypocrisie, ils m'ont empêché d'évoquer ces pieux qui embrassent l'injustice, éternellement considérés comme des saints par d'autres. Au fond, ils savent qu'ils sont misérables et injustes, et loin de s'en soucier, ils s'enorgueillissent d'afficher ouvertement leur abusse. Ce mal les rend fiers, et les vraiment bons, non pas de manière relative parce qu'ils défendent la loyauté, l'amour et la vraie vie, et non pas seulement l'existence et un destin unique, ni l'opportunisme et la cupidité, mais parce qu'ils ont honte de ne pas être assez forts pour les neutraliser et les contenir. En tout cas, sans confondre optimisme et… l’important est de préserver la joie, la fraternité et l'amour. Même si c’est politiquement incorrect. Cette bonté ne tolère pas la haine, malgré les représailles et la vengeance."
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