Qu’est-ce qui rend une personne puissante et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Qu’est-ce qui le rend influent et transcendant ? C’est alors que, en pensant à ce qui, bien que présent, soit heureusement lointain, l’humain se rend compte qu’il vaut mieux ne pas se souvenir. Il vaut mieux avoir la possibilité de partir. Et encore plus quand en réalité il n’y a aucune influence, aucune valeur, aucune transcendance, encore moins de pouvoir, d’autant plus qu’on n’est pas violent. Mais on penses qu'il existe (au moins) une très grande valeur. La dernière fois que j'ai mangé du jambon, du pain, du fromage et de la bière, il faisait au moins dix degrés dans les Alpes. Or, ils n’avaient pas moins de trente ans et ils étaient très loin dans la vallée des sources. C’était le dernier vendredi d’un mois d’août qui, heureusement, allait se terminer rapidement avant la prochaine guerre. En fait, il y en avait tellement que vous ne saviez même pas dans lequel vous étiez, et si cela en valait la peine ou non, ou si vous étiez à nouveau du côté des perdants. On disait alors que dans une guerre, on était toujours du côté des perdants, malgré les défilés, les viols et les pillages.
Loin et anonyme. Mais on s'en souvient. On ne sait pas si c'est par nostalgie ou par respect. La vérité est que cela n'a pas d'importance parce que les humans sont tellement habitués à mépriser puis à se repentir ou à se souvenir que cette influence, cette transcendance et cette compréhension de cet environnement lointain ne sont d'aucune utilité; un jour, peut-être dans une ville qui n’a rien à voir avec cela, un monument sera érigé: au mépris et à l’appréciation. Vendredi soir, ses yeux se fermaient. Son corps, fatigué par un mauvais sommeil, voulait simplement se reposer, mais pas revenir. De moins en moins, je pensais que je reviendrais, que je devais le faire alors qu'en réalité, il fallait tout abandonner et aller de l'avant. Abandonner, c'est simplement se libérer -se disait-il en buvant la bière, en attendant le rêve qui l'attaquerait à tout moment, le vaincrait. Et il est temps de vous libérer, car vous ne le feriez pas plus tard.
Ainsi, au loin, l’être humain ne trouve pas seulement les mots pour décrire ce qu’il imagine, ce qu’il découvre, ce qui est évident et répétitif. Est-ce que ça vaut le coup de revenir ? Ou plutôt revenir à revenir ? Entre chaleur, la la paresse et fatigue, on ne pense qu'au point exact de la qualité. L'être humain revient et se soucie seulement que son séjour ne soit pas vain ou mieux encore, que son absence ne se prolonge pas. Le voyage se terminerait et quelques jours après cette période étrange, il recommencerai. Cela ne prendrait pas un seul voyage, et de toute façon, malgré sa fatigue actuelle, il parviendrait à dormir suffisamment pour simplement reprendre son vol. ses yeux se fermaient. Son esprit était le même et il ne voulait pas penser à ce que signifiait revenir en arrière. Ce n’était pas encore le moment de devenir amer, justeil est vendredi."
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