Les humaines inventent beaucoup de choses pour résister au système qu'ils ont eux-mêmes créé. Le dimanche es un de ces jours d'invention de la civilisation auxquels il es possible d'utiliser pour résister, mais avec une certaine culpabilité. Comme la même culpabilité de se souvenir ou de penser dans un monde différent, et c'est ça la rébellion. Mais les vrais rebelles d'une civilisation ne peuvent pas ressentir cette culpabilité, mais ils sont très peu nombreux. Alors, la civilisation crée d'autres choses pour diminuer toute insurrection en elle-même. Jamais, ils n'ont plus jamais fait l'amour. Mais, même après ses nombreux amants, elle et lui, après l'extase de ce coucher de soleil, ils pensèrent l'un à l'autre. Elle en lui, lui, oui en elle. Elle avait décidé de marcher nue jusqu'à ce balcon et de voir la baie brûler d'une chaleur inhabituel d'avril. Sa poitrine était humide de la sueur de cet amant italien qui s'amusait maintenant avec elle et qui ne se souciait franchement pas de comprendre grand-chose et tous ses fluides, les siens et les siens. Elle avait les yeux humides et la pensée de cet amour qu'il n'avait jamais voulu reconnaître mais pour lequel il était reconnaissant, car c'était un chemin et non une destination. Elle regarda Sandro (ou Zandro, elle n'avait jamais connu son nom en réalité mais ça pouvait être Paolo et elle s'en fichait non plus), elle se souvenait des fois où elle dormait à côté de cet amour qu'elle-même avait non seulement abandonné mais trahi et dont il connaissait le nom complet dans les moindres détails. Elle tourna son regard vers la baie et essuya ses larmes. Elle irait chercher de l'eau pour se laver... mais elle ne coucherait plus avec cet Italien ce dimanche après-midi.
Sans aucune doute pour ceux qui connaissent le système et ont une conscience de comme les éléments d'une civilisation en lente décadence, ils s'y accrochent par différent raisons: par peur, par habitude et rarement pour profiter en réalité de lui. Plus que des acteurs, ils sont des éléments d'un système, qui sont soit utiles à l'avidité des autres, soit qui gênent: et c'est pourquoi ils sont remplaçables. Les éléments ne pensent alors pas, ils sont là. Et ils croient qu’ils sont bons et que d’autres sont mauvais. Et tout cela garanti le ennui et l'haine, et bien sûr avec ça la préservation du même système qui met fin à l’humanité elle-même. Cependant, certains pensent qu’il s’agit là d’un type de civilisation, mais pas de l’humanité elle-même. Il déboucha une deuxième bouteille de vin rosé. Désespéré à cause de la chaleur et parce qu'il pensait qu'avec de l'alcool il tiendrait plus longtemps, il s'est précipité pour prendre un verre directement à la bouteille. Syrah. Il avait appris à reconnaître le bon vin rosé sur la Côte d'Azur, malgré sa mauvaise réputation dans le reste du monde. Mais c'était très loin de la mer et bien plus loin de la France. Résister à la chaleur et à tout ici n'était pas si facile et romantique.
Il semble que les humains préfèrent la fin du monde plutôt que la fin du système qui les retient. Mais en réalité, ce sont les éléments d’une civilisation, soit qui se sentent à l’aise, soit qui ont peur. Cependant, la nature elle-même et ceux qui sont véritablement acteurs d’un écosystème et ceux qui sont rebelles permettront à la vie et à l’humanité non seulement de résister, mais aussi de se déployer et de s’éclaire. Ce n’est pas un faux souvenir, mais une véritable envie. Il avait perdu le coucher du soleil, mais demain il le récupérerait. Il cherchait de l'eau, un produit luxueux qui non seulement coûtait très cher, mais qui ridiculisait même toute sa collection de vieilles bouteilles de vin. Mais il avait les deux. En plus d'un peu de liberté, celle que donne l'anonymat. Celui-là même qui lui permet d'être un rebelle. Il prends un verre d'eau frais
et cherche la lune. Oui, elle se moquait de lui – disait-elle toujours – mais en réalité, elle riait avec lui.
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